Bienvenues, bienvenus...

[f=#b58ePrésentation4b]


...Un corazon perdido...


Bonjour et bienvenu(e) sur Un corazon perdido

Description des personnages :


Silvia Sanchez Arenales, jeune madrilène de 25 ans. Silvia est née dans une famille modeste de la région d'Alicante, elle intègre dès son plus jeune âge une école de danse classique, elle a du talent, elle peut y arriver, mais Silvia ne poursuivra pas dans cette voie là malgré les efforts de sa tante Alicia pour l'en convaincre. Silvia veut profiter de la vie et des gens qu'elle aime, elle ne veut pas d'une carrière qui demande tant de sacrifices. A 23 ans, sans diplômes ni projets, Alicia lui propose d'occuper un poste de professeur de danse classique au sein de l'école de danse dont elle est la directrice, dans la ville de Madrid. Elle rencontre Roberto Arenales fils d'un célèbre homme d'affaires, avec qui elle se lie d'amitié... et d'amour. Un an plus tard, Roberto la demande en mariage.


Alicia Sanchez, tante de Silvia, est une femme très respectée dans le monde de la danse. A la fin de sa carrière, elle décide d'ouvrir une école de danse dans la capitale espagnole. Alicia est une femme très exigeante, et est surtout reconnue pour son malin plaisir à remettre les gens à leur place. Franche et directe, Alicia ne mâche pas ses mots et ne passe pas par quatre chemins, le clair, net et précis, elle aime ça. Elle organise très souvent de grandes soirées mondaines, et c'est d'ailleurs lors d'une de ses soirées que sa nièce Silvia fit la rencontre de Roberto.


Roberto Arenales, 23 ans et cadet d'une fratrie de trois garçons, fils de Sofia et Carlos Arenales. Grande et riche famille espagnole. Roberto à toujours rêvé de devenir acteur, mais sa carrière ne voulant décoller, il se résigna à travailler aux côtés de son père. Impulsif et vaniteux, Roberto reste néanmoins une personne sensible qui manque de confiance en soi. Il vit depuis peu aux côtés de Silvia Sanchez Arenales, dont la rencontre a bouleversé la vie et avec qui il file le grand amour.




Ingrid De miguel, confidente et meilleure amie de Silvia, elle sait trouver les mots justes pour réconforter son amie. Ingrid aime se dévouer pour les autres et les aider. Cette dernière, vit à quelques kilomètres de Silvia et côté professionnel, elle travaille au sein de l'école d'Alicia en tant que professeur de danse moderne, mais ne va pas y rester pour longtemps.



Salvador Soto, jeune homme de 27 ans, Salvador occupe le poste de serveur au sein d'un restaurant sur la plaza mayor de Madrid. Il économise depuis quelques mois de l'argent pour s'offrir son tour du monde dont il rêve depuis toujours. Salvador, est un ami intime de Silvia. Discret et à l'écoute, Salvador est une personne de confiance sur qui l'on peut compter.


Alvaro Sola, ex-fiancé de Silvia, après deux ans de relation, leur idylle prend fin. Le destin va reconduire Alvaro dans la vie de Silvia. Dès lors il cherchera à garder contact avec elle. Le jeune homme de 27 ans est devenu un dangereux trafiquant de drogue, mais la jeune femme l'ignore.


Merci aux co-gérantes !! ;D


# Posté le mercredi 03 juin 2009 11:08

Modifié le vendredi 19 juin 2009 17:36

Chapitre I : Un fragment de cauchemar.

Madrid centre, 10h05

Trois amis s'étaient donné rendez-vous sur la terrasse d'un café au centre de Madrid, il faisait beau et le trio avait décidé de se voir ce matin pour se donner des nouvelles.

Silvia: Salut tout le monde ca va ? Demanda-t-elle en s'approchant de ses amis.
Ingrid: Ah ben enfin ! On pensait que tu ne viendrais pas affirma son amie tout en reposant son jus de fruit sur la table.
Salvador: Ca va toi ? L'interrogea-t-il le sourire au lèvres. Alors ces résultats ?
Silvia: Oui bon, je viens de voir mon médecin ce matin et il m'a fait une lettre pour aller voir le cardiologue, annonça-t-elle.
Ingrid : Le cardiologue ? C'est grave ? S'étonna-t-elle.
Silvia: Je sais pas justement, et je m'attends au pire, ça fait trois jours que je mange quasiment rien, et puis ces vomissements répétés... Dit-t-elle en soupirant.
Ingrid posa sa main sur celle de Silvia
Salvador: Et Roberto est au courant ou pas ? Demanda-t-il en regardant son amie.
Silvia: Non, il est quasiment jamais à la maison et puis j'ai pas l'intention de lui dire quoi que se soit, déclara-t-elle.
Ingrid: Je penses pas que se soit une bonne idée, et puis il a pas remarqué que t'allais pas bien ces derniers temps ? Questionna-t-elle.
Silvia: Si... si bien sûr et il m'a dit qu'il s'inquiétait dit-t-elle, je lui ai dit que j'étais juste un peu fatiguée et il n'a pas cherché plus loin, ces temps-ci il est très occupé par son travail donc il rentre tard à la maison. Il voulait m'accompagner à la visite médicale de ce matin mais j'ai refusé, avoua-t-elle..
Un serveur fit son apparition et prit le soin de noter les commandes de chacun.
Salvador: Attends toi à un interrogatoire ce soir alors, dit-t-il en haussant les sourcils.
Silvia soupira.
Le serveur refit son apparition, et s'éclipsa aussitôt.
Serveur: Et voilà, bon appétit à vous.

Ingrid: Tu sais Silvia, dit-t-elle tout en buvant une gorgée d'eau, Roberto est ton mari, et vous vous êtes mariés pour le meilleur comme pour le pire, alors arrêtes, arrêtes de lui cacher des choses, ça ne sert à rien, la conseilla-t-elle.
Salvador: Alors là Ingrid marque un point, je vois pas pourquoi tu veux pas lui en parler, demanda-t-il.
Silvia: Il est très préoccupé par ses soucis au travail je veux pas en rajouter une couche, expliqua-t-elle.
Silvia: Bon alors, on mange ou pas ? Proposa-t-elle, pour mettre fin à cette discussion, Sinon ca va refroidir

Les trois amis terminèrent leur repas et se séparèrent à l'issu de celui-ci. Salvador, au boulot, Ingrid au centre commercial et Silvia rentra chez elle pour se reposer un peu.


# Posté le mercredi 03 juin 2009 15:04

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 21:59

Chapitre I: Un fragment de cauchemar (2nde partie).

Madrid centre, 22h10


Roberto avait enfin terminé sa journée et sortit du travail. Le jeune homme avait intégré l'entreprise de son père depuis peu sous la demande de ce dernier, aux yeux de qui elle représentait beaucoup.
Le père de Roberto lui avait clairement fait comprendre qu'il était temps de passer aux choses sérieuses, et que la carrière d'acteur qu'il espérait tant ne verrait jamais le jour. Carlos Arenales était vraiment le genre d'individu qui aimait garder les pieds sur terre, à la recherche de concret. Il ne cessait de répéter à son fils qu'il perdait son temps et qu'il était grand temps pour lui de se préparer un avenir. C'était son enfant et il voulait le meilleur pour lui, même s'il ne se rendait pas vraiment compte à quel point le cinéma, et le métier d'acteur comptait pour Roberto. Roberto, bien sûr n'en faisait qu'à sa tête et n'écoutait guère son père mais lorsqu'il épousa Silvia, sa raison le rappela à l'ordre, il était marié et avait désormais de nouvelles responsabilités. Il décida donc de mettre fin à son rêve de toujours malgré les encouragements de la jeune femme qui ne cessait de lui répéter de poursuivre et de réaliser son rêve le plus cher et surtout de ne pas baisser les bras. Mais ce dernier prit tout de même la décision de tout abandonner pour se dévouer à l'entreprise familiale, et c'était un travail qui finalement n'était pas si déplaisant que cela.

A 22h15, Roberto se trouvait dans le parking de la boite, il s'empressa de démarrer sa belle Mercedes noire aux vitres teintées et prit la direction du domicile où il logeait depuis peu avec Silvia. Il était impatient de retrouver cette dernière avec qui il n'avait pas beaucoup parlé ces derniers temps, mais lorsqu'il arriva devant la maison, toutes les lumières étaient déjà éteintes. Il atteignit le porche et sortit les clefs de sa veste pour déverrouiller la porte. Après être entré, il déposa le trousseau près du vase sur le buffet et retira sa veste. Le jeune homme monta ensuite les marches de l'escalier en prenant garde de ne pas faire de bruit pour ne pas réveiller Silvia.

Lorsqu'il pénétra dans leur chambre à coucher, Silvia dormait déjà paisiblement à poings fermés. Le beau brun ne voulait surtout pas la retirer de son sommeil, il prit donc soin d'ajuster la couverture sur la belle brune et sortit sans plus attendre de la pièce afin de gagner le salon où il mit en marche le répondeur.

Vous avez deux nouveaux messages: Aujourd'hui à 11h49, "Allô Silvia, c'est Alicia, je voulais te dire que j'organise une soirée demain soir, j'ai beaucoup de personnes à te présenter, tu peux venir avec quelqu'un si tu le souhaites, rappelle moi."
Aujourd'hui à 21h 55, "Roberto, c'est ton père, j'ai tenté de te joindre sur ton portable mais tu l'a éteint, demain il faut absolument que tu vienne au bureau, à 7h00 précise, nous aurons un repas d'affaires avec des clients japonnais et je compte sur ta présence, alors ne me déçois pas."



Roberto désormais dans la cuisine, écoutait un à un les messages tout en sortant une bouteille d'eau du frigo, il versa le liquide dans un verre, et se dirigea vers le canapé du salon lorsque Silvia fit son apparition vêtue d'une nuisette ivoire. La belle brune s'approchait lentement en direction du jeune homme.

Silvia: Bonsoir, adressa-t-elle au jeune homme en prenant place sur l'une de ses cuisses, un léger sourire aux lèvres.
Roberto: Tu sais que t'es belle quand tu dors ? Souffla-il en souriant.
Silvia plongea son regard dans le sien et se releva finalement.
Silvia: Alors ça s'est bien passé ta journée ? Questionna-t-elle toujours debout.
Roberto: Ca va, et toi qu'est ce que tu as fait ? L'interrogea-t-il à son tour.
Silvia: Oh... rien de spécial tu sais répondit-t-elle en baillant, je suis sorti avec Ingrid et Salvador on est allé manger un morceau et puis je suis rentré et.. j'ai dormi comme un bébé déclara-t-elle en se mordant la lèvre inférieure.
Roberto: Quoi ?! S'étonna-t-il. Tu veux dire que depuis que t'es rentré tu dors ? Poursuivit-t-il en riant.
Silvia: Oui, j'étais fatiguée, avoua-t-elle en haussant les épaules.
Roberto: Tu devrais rendre une petite visite à un médecin que je connais histoire de voir si tout va bien parce que ces derniers temps je te sens très fatiguée, conseilla-t-il en se levant pour lui caresser le visage. D'accord ? Poursuivit-t-il en haussant les sourcils.
Silvia: Je suis allé voir le docteur Dos santos ce matin et tout va bien. Le rassura-t-elle menteuse.
Roberto: Oui mais honnêtement Silvia, il a un peu tendance à sous estimer les choses celui là, moi je te sens vraiment très fatiguée souffla-t-il d'un ton sérieux en dégageant une mèche de cheveu derrière l'oreille de la jeune femme, tu sais je pourrais me libérer et y aller avec toi, proposa-t-il en acquiesçant d'un geste de la tête.
Silvia: Merci mais tu t'inquiètes pour rien lâcha-t-elle en bougeant sa tête de droite à gauche. On verra bien.. si je me sens vraiment pas bien, là oui on ira voir le médecin que tu m'as dit poursuivit-t-elle.
Roberto: Oui enfin quand même dit-t-il en baillant, tu vas pas attendre un malaise non plus. Heu.. au fait avant que j'oublie ajouta-t-il. Tu as reçu un message.
Silvia: De qui ? Questionna-t-elle en fronçant légèrement les sourcils.
Roberto: De ta tante, elle organise une soirée demain et elle tient à ce que tu viennes déclara-t-il avant de quitter le salon.
Silvia: Moi demain je veux passer la journée avec toi et rien qu'avec toi, c'est ton jour de repos, répondit-t-elle.
Roberto: Je crois que ça va être un peu compliqué balbutia-t-il après s'être retourné. Mon père veut me voir demain, avoua-t-il à quelques mètres de la belle brune, il va signer un contrat avec d'importants clients et...
Silvia: Et ton travail passe avant nous le coupa-t-elle en croisant les bras.
Roberto: Silvia, tu sais que je n'ai pas le choix, souffla-t-il d'un ton navré en s'approchant de la jeune femme.
Silvia: D'accord, ok, très bien. Répondit-elle d'un ton froid tandis que Roberto l'observait d'un regard désolé.
Silvia: Va te reposer alors, demain tu te lèves tôt, laissa-t-elle échapper.
Roberto: D'accord mais je peux avoir un bisou avant ? Demanda-t-il le sourire aux lèvres.
Silvia : Oui, répondit-t-elle, en esquissant un petit sourire peu convainquant.
La belle madrilène approcha son visage du beau brun et déposa un rapide baiser sur ses lèvres avant de laisser échapper un "Je t'aime".
Roberto: Moi aussi Silvia souffla-t-il.
Roberto: Bon il faut que j'aille prendre une douche et vite dormir je suis épuisé, lâcha-t-il.
Silvia: Vas y je te rejoins, répondit-t-elle.

Roberto prit donc une douche de quelques minutes et regagna la chambre à coucher pour enfin s'adonner à quelques heures de repos. Silvia elle, se trouvait toujours en bas où une légère lumière éclairait le salon. La jeune femme allongée sur le canapé le regard perdu dans son plafond réfléchissait. Elle redoutait la visite chez le cardiologue qu'elle avait finalement décidé d'aller voir demain matin étant donné que son époux avait d'autres projets. Silvia n'avait rien avalé depuis son excursion de la matinée, et d'ailleurs l'appétit n'était pas vraiment au rendez-vous. Quelques minutes plus tard, elle éteignit la lumière et rejoignit Roberto qui dormait paisiblement depuis un bon moment. La belle brune s'approcha du lit et tira doucement la couette, puis s'allongea près de son époux, posant une main sur la sienne et sa tête près de son c½ur entendant les petits battements de celui-ci avant que le sommeil ne vienne la plonger dans un profond sommeil.

Maison des Arenales, 6h00

Comme prévu Roberto s'était levé de bonne heure, il se précipita sans plus attendre sous la douche pendant que Silvia dormait toujours. Le beau brun descendit par la suite dans la cuisine et se chauffa de l'eau dans lequel il versa une cuillère de café soluble. Le jeune homme bu ensuite ce dernier dans le silence reposant qui régnait. Dès qu'il acheva sa tasse il monta les marches de l'escalier et entra dans la chambre où il venait de dormir afin de se changer. Silvia quand à elle, venait tout juste d'ouvrir les yeux.

Silvia: Il est quelle heure ? Le questionna-t-elle d'une voix à peine perceptible.
Roberto: 6h30 princesse, rendors-toi, il est encore tôt, souffla-t-il doucement.
La belle brune se dégagea de sa couette et se dirigea vers la salle de bain où elle prit une rapide douche avant de rejoindre Roberto qui se trouvait toujours dans la chambre.
Roberto: Bien dormi ? L'interrogea-t-il tout en mettant ses chaussettes.
Silvia: Oui, heureusement que les voisins n'ont plus de chien ! Remarqua-t-elle en haussant les sourcils.
Roberto : Ah ça, tu peux le dire ! Lâcha-t-il, un sourire aux lèvres.
Silvia: Tu as prit ton petit-déjeuner ? Questionna-t-elle en s'avançant vers ce dernier.
Roberto: Un café rapidement, répondit-t-il en se dirigeant vers la porte.
Silvia: Tu veux pas qu'on le prenne tous les deux ? Proposa-t-elle alors que son interlocuteur se trouvait déjà dans le couloir du premier étage.
Roberto : Heu, j'ai pas le temps princesse, répondit-t-il, mon père m'a donné rendez-vous à 7h00 et je veux pas être en retard.
Silvia: D'accord, souffla-t-elle déçue.
Roberto: Allez ne fais pas cette tête, d'ici peu je pourrais demander quelques congés et on pourra passer plus de temps ensemble, assura-t-il en lui effleurant rapidement le visage d'une main
La belle ibérique ne répondit pas et se contenta de baisser le regard.
Roberto: Silvia, souffla-il tout en s'approchant d'elle pour la serrer dans ses bras, je te promets, c'est une promesse, et on tient nos promesses poursuivit-t-il d'un voix tendre.
Silvia acquiesça et se dégagea doucement de son étreinte.
Silvia: A ce soir alors dit-t-elle.
Roberto l'embrassa sur le front puis s'éclipsa instantanément. Quelques secondes plus tard le jeune homme se trouvait déjà dehors sur le point d'entrer dans sa voiture. La belle brune l'observait par la fenêtre de leur chambre à travers les rideaux avant de lâcher un long soupir.

# Posté le jeudi 04 juin 2009 17:45

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 21:46

Chapitre I: Un fragment de cauchemar (3ème partie).

Banlieue nord de Madrid, 8h00, dans le bureau du docteur Aliprando.

Silvia venait de pénétrer dans le bureau du cardiologue que lui avait conseillé le docteur Dos santos. Elle salua le jeune homme puis s'installa sur l'une des deux chaises présentes en face de son bureau.

Docteur: Bon hé bien, je crois que c'est la première fois que nous nous voyons.
Silvia: Oui c'est la première fois que je viens, votre confrère le docteur Dos santos m'a remit une lettre où il explique un peu près la situation, dit-t-elle.
Docteur: Faites moi voir ça, dit-t-il en mettant ses lunettes.
Silvia sortit de son sac la dite enveloppe, qu'elle remit de suite à l'homme qui se tenait en face d'elle.
Docteur: Voyons voir.
Le docteur Aliprando ouvrit cette dernière et se mit à lire son contenu avant de se lever doucement de sa chaise.
Docteur: Je vois, bon très bien, je vais tout d'abord vous poser quelques questions pour commencer avant de vous examiner déclara-t-il.
La jeune femme acquiesça en observant ce dernier.
Docteur: Vos vomissements étaient-ils fréquents ? La questionna-t-il
Silvia: Assez, enfin ça ne m'arrivait pas quotidiennement mais assez souvent, au moins quatre fois par semaine. Dit-t-elle en secouant la tête de haut en bas, d'un air sérieux.
Docteur: Et globalement comment vous sentez-vous ? Demanda-t-il.
Silvia: Je suis constamment fatiguée, et très essoufflée après un effort physique même si ce n'est pas très intense et j'ai perdu l'appétit, je ne mange presque rien. Expliqua-t-elle.
Docteur: Vous avez perdu du poids ces derniers jours ?
Silvia: Non, pas vraiment.
Docteur: Vous pratiquez une activité physique régulière ?
Silvia: Hé bien, dit-t-elle en souriant sans être particulièrement amusée par la situation. Pour l'instant je suis en vacances mais en temps normal, j'exerce la profession de professeur de danse classique.
Docteur: Ah...et avez vous déjà fait un malaise ?
Silvia: Non.
Docteur: Vous fumez ?
Silvia: Très rarement.
Docteur: Ressentez-vous des douleurs au niveau du c½ur ? Poursuivit-t-il
Silvia: Oui mais seulement après un effort ou bien lorsque je marche assez longtemps.
Docteur: Bon, très bien. Alors vous allez vous lever et, je vais vous demander de vous déshabiller. Je vais chercher mon stéthoscope, je reviens, dit-t-il avant de s'éclipser quelques instants..
Silvia déboutonna son chemisier, qu'elle retira et posa sur sa chaise. Quelques dizaines de secondes plus tard, le docteur refit son apparition, et examina Silvia.

Docteur: Bien, dit-t-il avec un léger soupir. Votre c½ur a l'air un peu fatigué, mais peut-être que ce n'est qu'une question de repos. Cela dit nous allons procéder à une électrocardiographie, et vous repasserez me voir dans l'après-midi pour que je vous dise ce qu'il en est de votre situation, déclara-t-il.

Silvia l'écoutait attentivement en espérant de tout c½ur que ce ne soit effectivement qu'une question de repos.

Docteur: Et rassurez vous pour le moment rien n'est établi alors ne vous inquiétez pas, lâcha-t-il d'un ton rassurant. Veuillez me suivre maintenant poursuivit-t-il.

Silvia suivit le cardiologue, afin que ce dernier procède à l'électrocardiographie dans une pièce située à quelques mètres de la précédente. A l'issue de celle-ci, le médecin raccompagna Silvia jusqu'à la sortie de son bureau, et la salua après lui avoir conseillé de bien se reposer.

Il était exactement 11h17. Silvia se trouvait désormais sur le parking de l'hôpital, elle ouvrit son sac puis sortit son portable pour passer un coup de fil à Ingrid.


Ingrid: Allô ?
Silvia: Ingrid ça va ? Demanda-t-elle.
Ingrid: Ouai et toi ?
Silvia: Ca va répondit-elle tout en se dirigeant vers sa voiture.
Silvia: Ca te dirais de passer chez moi vers 12h ? Proposa-t-elle en ouvrant la portière du véhicule.
Ingrid: Oui bien sûr de toute manière je ne fais rien, répondit-t-elle.
Silvia: D'accord, alors à tout à l'heure.
Ingrid: C'est ça, bisous !


Les deux interlocutrices raccrochèrent leur téléphone. Silvia s'installa sur son siège puis démarra la voiture en direction du centre commercial, où elle alla faire quelques courses, avant de rentrer à la maison.

Maison des Arenales, 12h00.

Silvia ouvrit la porte d'entrée puis déposa ses courses sur le plan de travail de la cuisine. Elle prit ensuite le soin de retirer sa veste et de la déposer sur le porte manteau. Quelques minutes plus tard, la sonnette retentit. Silvia alla ouvrir, c'était Ingrid accompagnée de son petit neveu.


Silvia: Coucou toi !
Jorge, le petit neveu d'Ingrid lui adressa un timide "bonjour".
Silvia: Moi c'est Silvia et toi ?
Jorge: Jorge, répondit-t-il d'une petite voix.
Ingrid: Il est un peu timide parce qu'il ne ta jamais vu mais tu verras il va vite s'habituer à toi, dit-elle juste après lui avoir faire la bise. C'est mon neveu, le fils de ma s½ur Catarina.
Silvia: Enchantée, dit-t-elle avec un grand sourire. Allez entrez.
Ingrid: Roberto n'est pas là ? Questionna-t-elle.
Silvia: Non, son père avait besoin de lui aujourd'hui répondit-t-elle en se dirigeant vers la cuisine.
Silvia: Si ça continue comme ça va falloir que je prenne rendez-vous pour le voir, remarqua-t-elle.
Ingrid: C'est à ce point ? Questionna-t-elle.
Silvia: Et tu n'imagine même pas, ce matin il a même pas pu prendre le petit-déjeuner avec moi, déclara-t-elle en sortant une glace du frigo qu'elle adressa au petit garçon.
Silvia: Et voilà bonhomme ! S'exclama-t-elle.
Jorge: Merci, répondit-t-il.
Silvia: Installez vous dans le salon, je reviens, dit-t-elle.


Jorge: C'est qui la dame ? Demanda le petit garçon à sa tante tout en léchant sa glace.
Ingrid: C'est une amie à moi, tu verras elle est très gentille.

Silvia refit son apparition un instant plus tard et prit place sur le canapé.
Silvia: J'ai commandé une pizza, j'ai pas eut le temps de préparer le déjeuner, j'étais chez le cardiologue ce matin, expliqua-t-elle.
Ingrid: Ah oui, et alors qu'est ce qu'il t'a dit ? L'interrogea-t-elle.
Silvia: Il m'a surtout conseillé de me reposer, et il m'a fait une électrocardiographie, il veut me voir cette après midi pour me donner le verdict !!
Jorge: Tata.. C'est quoi une éléctrophie ? Questionna-t-il en observant sa tante.
Ingrid: Une électrocardiographie le corrigea-t-elle, c'est un truc pour les grands tu comprendras plus tard.
Ingrid: Et tu le sens comment ce verdict ? Poursuivit-t-elle en s'adressant à son amie.
Silvia: On verra bien tu sais de toute manière c'est pour tout à l'heure donc...

Le téléphone se mit soudain à sonner et Silvia s'éclipsa quelques minutes pour répondre.

Silvia: Allô ?
Alicia: Oui c'est Alicia, tu vas bien ?
Silvia: Très bien et toi ?
Alicia: Bien, dis moi tu n'as pas reçu mon message ? Demanda-t-elle.
Silvia: Heu... Si si, excuse moi je suis occupée ces derniers temps j'ai pas trouvé le moment pour te rappeler, expliqua-t-elle.
Alicia: Bon peu importe, tu as l'intention de venir ce soir ?
Silvia : Oui oui, je viendrais avec Ingrid sûrement, déclara-t-elle.
Alicia: Très bien, alors à ce soir.
Silvia: Oui à ce soir, au revoir.
Alicia: Au revoir.


A l'issue de la conversation, Silvia raccrocha le téléphone et se dirigea en direction du salon pour rejoindre ses invités.

Silvia: Désolée c'était Alicia, dis ça te dirais de venir avec moi chez Alicia ce soir, elle organise une soirée, proposa-t-elle en prenant la télécommande.
Ingrid: Bien sûr et comment.. dit-t-elle en esquissant un sourire. Catarina viendra chercher Jorge à 18h, tu passes chez moi ? Proposa-t-elle.
Silvia: D'accord.

Cette fois-ci ce fut la sonnette qui retentit : Le livreur de pizzas.

Silvia: Décidément... souffla-t-elle avant de poser ses mains sur ses cuisses pour se relever.
La belle brune se dirigea vers l'entrée, récupéra la pizza, remercia le livreur et lui tendit un billet. Elle referma ensuite la porte derrière elle et regagna le salon.

Silvia: Voilà, bon appétit. Ah... J'ai oublié les boissons, remarqua-t-elle.
Ingrid: Non laisse j'y vais, dit-t-elle en se levant.

Au retour de la belle rousse, Ingrid, Silvia et le petit Jorge dégustèrent leur pizza, tout en discutant de tout et n'importe quoi. Quelques heures plus tard, l'amie de Silvia et son petit neveu partirent et laissèrent la belle brune seule.

Quelques instants après leur départ, Silvia commençait à ressentir de violentes nausées, elle sentait qu'elle était sur le point de vomir tout ce qu'elle venait d'ingurgiter et courut à toute vitesse vers les WC qui se trouvaient près de l'entrée avant de s'agenouiller près de la cuvette. Une poignée de secondes plus tard, elle se lava le visage et attacha ses cheveux devant le miroir en observant ses traits qui avait beaucoup changés. Elle regagna finalement l'entrée de la maison et enfila ses chaussures, prit sa veste puis passa rapidement dans la cuisine pour prendre une bouteille d'eau. Silvia claqua la porte de la maison derrière elle, et au volant de sa voiture, elle prit la direction de l'hôpital dans lequel elle était passé ce matin, pour enfin entendre ce qu'allait lui annoncer le docteur Aliprando.

# Posté le vendredi 05 juin 2009 10:18

Modifié le mardi 25 août 2009 09:57

Chapitre I: Un fragment de cauchemar (4ème partie).

Silvia était en route pour l'hôpital, dans quelques minutes elle allait savoir ce qu'elle avait. Elle arriva enfin sur le parking, stationna sa voiture et quitta le véhicule. Quelques gouttes de pluie commençaient à tomber. La belle brune verrouilla rapidement la portière avant de se précipite vers l'entrée principale de l'établissement. Elle prit l'ascenseur en face puis descendit au premier étage. La salle d'attente se trouvait non loin, à quelques mètres d'elle. Elle prit place sur l'une des chaises qui s'offraient à elle, et en moins de cinq minutes une jeune femme vêtue de blanc fit son apparition avant de s'adresser à Silvia.

La dame: Bonjour, débita-t-elle, vous avez rendez-vous avec le docteur Garcia ?
Silvia: Non, avec le docteur Aliprando, affirma-t-elle.
La dame: Patientez, il est en consultation. Votre nom ? Demanda-t-elle.
Silvia: Silvia Arenales.
La dame: Très bien dit-t-elle avec un sourire aimable, je prépare votre dossier.

Silvia patienta encore un quart d'heure avant que le docteur Aliprando ne fasse son apparition, Silvia se leva et le salua. Une fois dans son bureau, la belle brune prit place en face de lui.

Docteur Aliprando: Bon, j'ai vu et étudié les résultats ce midi, et... je vais être franc avec vous, déclara-t-il en regardant Silvia droit dans les yeux.
Cette dernière écoutait attentivement ce que lui disait le jeune homme. Son inquiétude ne faisait qu'augmenter à chaque phrase que ce dernier prononçait.
Docteur Aliprando: Une chose est sûre vous allez devoir arrêter la danse, et prendre plusieurs mois de repos.
A cette annonce Silvia se leva brusquement de sa chaise.
Silvia: Comment ?! Attendez.. vous.. vous.. non vous.. ne pouvez pas me demander ça, la danse c'est...
Docteur Aliprando: Je sais, votre métier vous passionne mais Silvia, ce n'est pas moi qui vous le demande, c'est votre c½ur, expliqua-t-il avec calme. Il faut vous en occuper dès maintenant, avant qu'il ne soit trop tard. Votre c½ur est très fatigué et il lui faut beaucoup de repos.
Silvia: Pour combien de temps ? Demanda-t-elle, toujours aussi inquiétée.
Docteur Aliprando: Le temps que vous ayez une greffe... je vous mettrai en priorité sur la liste d'attente, dès votre accord, déclara-t-il.
Silvia: Une greffe ?! L'interrogea-t-elle avec de grands yeux s'innondant de larmes.
Docteur Aliprando: Ne vous mettez pas dans un tel état, vous savez vous n'êtes pas la seule dans ce cas, beaucoup de personnes subissent des greffes et s'en sortent très bien, vous savez , il faut prendre la chose du bon côté, vous aurez un nouveau c½ur, un c½ur qui fonctionne bien, confia-t-il.
Silvia secoua la tête de droite à gauche pour attester son refus.
Docteur Aliprando: Vous savez aussi bien que moi que ce n'est pas raisonnable, vous tiendrez sûrement deux mois, voir six, mais votre c½ur finira par vous lâcher. Bon, je vais d'abord vous faire suivre un régime alimentaire, et ce dès ce soir, affirma-t-il. Surtout ne faites pas d'efforts intenses et bien sûr pas de boissons alcoolisées, plus de tabac poursuivit-t-il, bien entendu vous devrez [...]
L'esprit de Silvia était désormais ailleurs, il voguait loin, la belle brune ne l'écoutait plus, elle se demandait juste comment elle allait faire pour traverser une telle épreuve, des centaines de questions lui vinrent à l'esprit, Roberto, son travail, son avenir, son... soudain le Docteur Aliprando la retira de ses pensées.
Docteur Aliprando: Madame ?.. Madame ?
Silvia: Heu.. oui je vous écoute. Débita-t-elle en levant la tête, l'air un peu perdue.
Docteur Aliprando: Je vais vous mettre tout cela par écrit, et je vais également vous prescrire un arrêt maladie de quatre mois pour commencer et nous prolongerons cette période en cas de besoin, annonça-t-il.
Silvia acquiesça.
Docteur Aliprando: Vous devriez prévenir vos proches, vous allez avoir besoin de soutien pour traverser cette épreuve. Et je vous conseille de quitter la ville pour quelques semaines. Le stress n'est vraiment pas bon pour vous, et Dieu sait qu'il y en a à Madrid.
Docteur Aliprando: Rassurez-vous, tout va bien se passer, faites moi confiance, si vous faites ce que je vous demande, tout se passera bien, assura-t-il.
Silvia l'observait mais ne répondait pas. Elle se contenta d'acquiesçer d'un geste de la tête.
Docteur Aliprando: Bon hé bien, si vous avez des questions n'hésitez pas et vous avez mon numéro en cas de besoin, je vous appellerai dès que votre greffe sera prête, l'informa-t-il.
Le docteur prit le temps de rassurer Silvia, se leva, et la dirigea vers la sortie.


Centre ville de Madrid, 18h21

Silvia se trouvait en face de l'immeuble où logeait Ingrid, non pas pour l'emmener à la soirée d'Alicia mais plutôt parce qu'elle avait besoin de quelqu'un à qui se confier après l'annonce qu'elle venait d'apprendre. Elle mit plusieurs minutes à trouver une place où stationner, et arriva enfin en face de l'interphone. La belle brune appuya sur le bouton situé tout près de l'inscription lumineuse "De Miguel". Ingrid répondit et ouvrit la porte à son amie. Silvia prit l'ascenseur et s'avança devant une porte en bois avant que la belle rousse ne la fasse entrer.

Ingrid: Ca ne va pas ? Demanda-t-elle, t'as l'air toute triste. Viens... dit-t-elle.
Silvia: Merci.
Silvia s'assit près du bar de la cuisine pendant qu'Ingrid, préparait un café.
Ingrid avait deviné que la visite médicale dont lui avait parlé Silvia ce midi, s'était mal passée. Elle mit en marche la cafetière et se plaça en face de son amie.
Ingrid: Alors ? Demanda-t-elle avant que Silvia ne prenne un air grave.
Silvia: J'ai besoin d'une greffe, annonça-t-elle.
Ingrid: Une greffe ?! S'étonna son amie, c'est si grave que ça ? L'interrogea-t-elle d'un air sérieux
Silvia: Oui, et j'arrête de travailler pour les mois à venir l'informa-t-elle... J'ai peur, avoua-t-elle prête à laisser couler ses larmes.
Ingrid s'approcha de son amie et la prit dans les bras.
Ingrid: Ca va aller Silvia, rassure toi, tout ira bien, j'en suis certaine.
Silvia: Merci Ingrid, je sais pas ce que je ferais sans toi, avoua-t-elle après un léger reniflement.
Ingrid: C'est fait pour ça les amis ! Dit-elle en souriant. Allez sèches tes larmes. Et n'y pense plus, ça va te rendre encore plus malade.
Silvia: Oui lui dit-t-elle, l'air peu convaincue.
Ingrid et Silvia passèrent donc la soirée toutes les deux, et avec ce que venait de lui annoncer Silvia, Ingrid aussi avait totalement oublié la soirée qu'organisait Alicia au même moment.

A 22h00 la belle madrilène rentra chez elle. Elle franchit le pas de la porte, au téléphone avec Alicia qui ne manqua pas de l'appeler pour avoir des explications.

Alicia: Non Silvia, si tu ne voulais pas venir il fallait me le dire, j'aurais très bien compris, seulement je n'aime pas que l'on se paie ma tête.
Silvia: Alicia excuse moi, je comptais vraiment y venir à la soirée seulement ça m'est complètement sorti de l'esprit, j'ai eut...
Alicia: J'ai parlé de toi à beaucoup de personnes l'interrompit-t-elle, je n'ai cessé de leur faire ton éloge, je comptai te les présenter, je suis vraiment déçue de ton attitude, lâcha-t-elle.
Silvia: Bon, je t'ai dis que j'étais désolée, alors on va pas en faire toute une histoire. Maintenant si ça, t'es incapable de le comprendre, c'est pas mon problème ! S'énerva-t-elle.


Le jeune femme raccrocha au nez de sa tante puis déposa ses affaires près de l'entrée, exténuée par Alicia. Cette conversation l'avait vraiment mise de mauvaise humeur, décidément ce n'était vraiment pas sa journée.
Elle passa ses mains sur son visage lorsqu'elle entendit des bruits provenant de la cuisine.

Silvia: Roberto ?
Silvia: Roberto c'est toi ? Répéta-t-elle en s'avançant doucement vers la cuisine.
Soudain, Roberto l'effraya pour lui faire une blague... de mauvais goût, ce qui ne manqua pas de faire sursauter Silvia.

Silvia: Ne refais plus jamais ça, débita-elle essoufflée.
Le jeune homme s'approcha de Silvia et la prit tendrement dans ses bras.
Roberto: Tu m'a manqué, souffla-t-il, en prenant son visage entre ses mains, et s'apprêtant à l'embrasser.
Seulement Silvia retira sans plus attendre les mains de son époux et prit la direction du salon qui communiquait avec la cuisine pour regagner l'escalier.
Roberto: Silvia ! L'interpella-t-il en tentant de la retenir par son bras.
Silvia: Laisse moi Roberto, dit-t-elle, alors que quelques perles salées coulaient sur ses joues.
Roberto: Qu'est ce que t'as Silvia ? S'étonna-t-il.
Silvia: Rien, je suis épuisée je veux aller dormir, répondit-t-elle.
Roberto: Silvia dis moi ce que tu as, insista-t-il.
Silvia: Je suis fatiguée, je suis fatiguée, fatiguée, tu sais ce que ça veut dire ?! S'exclama-t-elle entre deux sanglots.
Roberto surprit par la réaction de son épouse, lâcha son emprise sur elle et la laissa s'en aller. Il l'observa disparaitre de son champ de vision un moment, puis soupira.

Le lendemain, Roberto se leva à 10h, il ne travaillait pas, son père lui avait exceptionnellement accordé un jour de repos, étant donné qu'il n'avait pas vraiment profité de son jour de repos habituel la veille. Il ouvrit les yeux et ne rencontra qu'une place vide à ses côtés. Avant de prendre sa douche et de s'habiller il descendit d'abord au rez de chaussée. Silvia, ne se trouvait pas en bas non plus. La beau brun soupira, il voulait absolument voir Silvia pour lui parler, surtout après son étrange réaction de la veille. Il se demandait où est-ce-qu'elle pouvait être, et soudain il se rappela qu'aujourd'hui était le jour de reprise des cours à l'école d'Alicia.


Madrid centre, 10h30, École Alicia Sanchez..

Tôt dans la matinée Silvia s'était rendu à l'école de sa tante pour lui annoncer son arrêt maladie, et la greffe qu'elle allait subir.

Alicia: Excuse moi Silvia, je ne pouvais pas m'en douter. Comment te sens-tu ? Demanda-t-elle.
Silvia: Ca peu aller, affirma-t-elle.
Alicia: Roberto est au courant ? S'interrogea-t-elle.
Silvia: Non, pas encore, déclara-t-elle.
Alicia: Tu ne comptes pas le lui dire ? demanda-t-elle d'un regard insistant.
Silvia: Si si, enfin je crois, répondit-t-elle d'une voix hésitante.
Alicia: Qu'est ce qui t'en empêcherais ?
Silvia: Il faut que je trouve le bon moment, je veux le préparer. Ca va être dur expliqua-t-elle, je vais subir des traitements et ça ne sera pas facile tout les jours.
Alicia: Saches que si tu as besoin de moi je serai là, et pour ton arrêt maladie, ne t'inquiètes pas la rassura-t-elle, prend autant de temps qu'il te faudra. Je trouverai une remplaçante.
Silvia: Merci Alicia, souffla-t-elle.
Alicia: Tu restes pour midi ? On pourra manger toutes les deux à la cafétéria de l'école, proposa-t-elle à sa nièce.
Silvia: D'accord.
Alicia: Je serais dans mon bureau ou dans la salle des professeurs, l'informa-t-elle.
Silvia acquiesça.
Silvia: S'il te plait n'en parle à personne, il n'y a qu'Ingrid qui est au courant pour le moment, confia-t-elle.
Alicia: Compte sur moi, dit-t-elle d'un sourire rassurant.

Le téléphone posé sur le bureau sonna en même temps que la sonnerie qui annonçait la pause.

Alicia: Excuse moi, débita-t-elle avant de décrocher.
Silvia se leva de chaise et lui fit un signe de la main pour lui signaler son départ. Elle avait l'intention de passer voir Ingrid qui devait certainement se trouver dans la salle des professeurs. La belle brune ouvrit la porte du bureau et à quelques mètres d'elle, se trouvait Roberto, accoudé à la balustrade attendant certainement que Silvia termine sa conversation avec Alicia.

Roberto: Silvia ! L'interpella-t-il alors que cette dernière quittait le bureau de sa tante.
Silvia se retourna et trouva Roberto en face d'elle.
Silvia: Qu'est ce que tu fais là ? S'étonna-t-elle sans même lui adresser un bonjour.
Roberto: Je travaille pas aujourd'hui, je voulais te voir, il faut que je te parle, confia-t-il.
Silvia: J't'écoute, répondit-elle tout en marchant.
Roberto: Silvia, arrêtes toi deux minutes la supplia-t-il.
Silvia s'arrêta donc et le regarda dans les yeux.
Roberto: On pourrait pas manger ensemble ce midi ? Proposa-t-il, il faut qu'on parle.
Silvia: Je déjeune avec Alicia, l'informa-t-elle.
Roberto: Tu ne peux pas lui dire de...
Silvia: Non Roberto, je mange avec ma tante, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu. Mais si tu trouves une place pour moi dans ton agenda, je pense que ça pourrait se faire.
Silvia laissa Roberto seul, au milieu de l'allée et se dirigea vers la salle des professeurs. Le jeune madrilène ne comprenait vraiment pas la réaction de Silvia et depuis la veille, elle avait adopté un comportement assez étrange.


La soleil se couchait sur Madrid. Silvia avait passé toute la journée à l'école, elle avait déjeuner comme prévu avec Alicia. Le reste du temps, elle était passé voir ses collègues afin de leur dire "Au revoir", et également ses élèves qu'elle appréciait beaucoup, mais dont elle du esquiver quelques questions, surtout à propos des raisons de son départ. Globalement ce fut une belle journée pour Silvia. Vers 20h00, Alicia lui proposa de passer chez elle, celle-ci ne refusa pas l'invitation. Ce ne fut qu'aux alentours de minuit qu'elle quitta la maison d'Alicia pour regagner la sienne.

Roberto l'attendait dans le salon, lorsqu'il entendit le bruit de la porte s'ouvrir, il se leva et se dirigea vers l'entrée.
Roberto: Tu aurais pu m'appeler pour me dire que tu rentrerais tard, dit-t-il en observant son épouse.
Silvia: Bonsoir Roberto, répondit-t-elle.
Roberto: Je t'ai attendu toute la soirée, je me suis inquiété, enchaîna-t-il pendant que celle-ci retirait sa veste.
Silvia: Toi tu m'appelles peut-être pour me prévenir de l'heure à laquelle tu vas rentrer, surtout que depuis que tu travailles chez ton père, tu rentres toujours tard le soir, alors ne viens pas me reprocher ce que toi même tu fais lâcha-t-elle sur un ton assez désagréable.
Roberto: Pourquoi tu t'énerves ?! S'exclama-t-il.
Silvia: Je ne m'énerve pas, c'est toi qui crie là.
Roberto: Bon je vais dormir, j'ai vraiment pas envie de me disputer avec toi, répondit-t-il avant de s'en aller.
Silvia: Oui c'est ça.

Le jeune homme agaçé grimpa l'escalier et entra dans la chambre à coucher, Silvia le rejoignit aussitôt. Elle retira ses bracelets dans le silence, et les posa sur sa table de chevet. Roberto lui, se déshabilla, et s'allongea sur son lit sans prononcer un mot, il tourna le dos à Silvia, puis éteignit la lampe qui se trouvait près de lui avant de fermer les yeux.

# Posté le samedi 06 juin 2009 18:09

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 21:47